FAQ   Search   Memberlist   Usergroups   Profile   Log in to check your private messages   Log in   Register
Mon témoignage

 
Post new topic   Reply to topic    Tuons Le Viol Forum Index » A vous la parole » Vos Témoignages
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Morgane.C
Présidente
Présidente


Offline

Joined: 13 Jan 2008
Posts: 61
Localisation: Aix En Provence
Féminin Verseau (20jan-19fev) 蛇 Serpent

PostPosted: Wed 19 Mar - 06:22    Post subject: Mon témoignage Reply with quote
Bonjour,

je viens apporter mon témoignage, non pas que cela soit simple pour moi, mais j'ai décidé depuis un moment que je ne porterais plus la honte de mon agression, et se reconstruire, c'en est aussi pour moi le commencement lorsque l'on arrive à parler de son agression sans taboos.

J'avais 15ans, la jeunesse, l'insouciance de la vie. Je sortais avec un garçon depuis pas loin d'un an, et était très amoureuse. La vie était simple, l'école, même si elle ne m'intéressait pas des masses, et que voir mes amis me semblait plus important que de rester sur les bancs de l'école. J'avais beaucoup d'amis d'ailleurs, trois meilleures amies, un fiancé, ma vie était un long fleuve tranquil.

C'est fou comme certaines rencontres peuvent être décisives. Des rencontres qui auraient pu ne jamais avoir lieu, si telle ou telle personne n'avait pas croisée notre route, si tel ou tel jour nous avions été ailleurs, si telle ou telle chose ne s'était pas produite.
Mais en l'occurence, malheureusement, ce sont les mauvaises personnes que j'ai croisées.

C., L. et G. étaient des amis. Je connaissais G. depuis l'école primaire, plus proprement dit, je connaissais son frère: J. depuis l'école primaire, mais c'est lors de mon année de 3e que je me lia d'amitié avec lui. C. et L. fréquentaient le même collège que moi. C. m'avait toujours un peu plu, mais je n'avais jamais essayé et espéré quoi que ce soit avec lui.

C., L., G. et moi étions donc amis, nous sortions le soir ensemble, ils étaient un peu comme mes chaperons, G. sortait avec l'une de mes meilleurs amies, CF. et tout était paisible.
Un jour que mon fiancé devait s'absenter, et que ma mère était en déplacement, mon fiancé demande a C. de venir chez moi dormir trois jours, pour que je ne sois pas seule pendant son absence. C. accepte.

Pendant ces trois jours, alors que rien n'annonçait cela, nous tombons sous le charme l'un de l'autre et sortons ensemble. Au terme de ces trois jours, moi rongée par la culpabilité, C. peut être un peu soucieux à l'idée que cela s'apprenne, nous décidons d'un commun accord de garder sous silence ce dérapage que nous avions commis, et nous promettons de ne jamais dévoiler ce qui s'était déroulé entre nous pendant ces trois jours.

Un soir, comme un autre, G. L. et C., que ma mère connait bien, décidons de sortir tous les quatre dans un pub d'Aix en Provence où nous avions l'habitude d'aller. Mon fiancé leur demande de veilleur à ce que je ne me fasse pas ennuyer, les trois garçons viennent me chercher chez moi, ma mère leur fait les dernières recommandations de rigueur et nous partons rejoindre ce fameux pub.

C'est l'été, il fait bon le soir, j'ai décroché mon BEPC, j'entre dans un des meilleurs lycées généraux d'Aix en Provence, je suis une jeune fille heureuse, tout tourne très bien pour moi, et je suis plus motivée que jamais de découvrir la vie lycéenne.

Nous entrons donc dans ce bar, allons nous assoir à une table, comme toujours, commandons des smirnoff, comme toujours. Deux tournées, c'est une soirée de sobriété comparée à certaines auxquelles j'ai pu assister certains week end, mais c'est bien, ça change. A la télévision défile un clip d'Eminem, mon artiste préféré de l'époque, un clip qui durait environ 6minutes, quel régal! Je me retrouve dos à la table, buvant les images de ce clip muet, dont la mélodie était endormie par la musique diffusée par le DJ.

2heures du matin, il est l'heure le bar ferme, je n'ai aucun souvenir de cette partie de la soirée. Un gros trou noir, qui ne me revient toujours pas même après tout ce temps. Mes souvenirs reviennent devant un parc: le parc Jourdan.
Une dizaine de mètres environs avant l'entrée, ça plaisante, C. et les deux autres discutent, je ne me souviens pas de quoi, je sais que le mot "Partouze" fut dit sur un ton de plaisanterie, et que, en riant, je répondis que ce n'était pas le genre de choses qui m'interressait.
L. ramasse deux morceaux de fauteuils, posés sous le balcon d'un appartement du rez de chaussé. Je n'y prête pas plus attention que ça, pourquoi le devrais-je? Je suis en sécurité, ce sont mes amis...

Nous enjambons le petits muret de l'entrée arrière du Parc Jourdan, sans difficulté, celui ci ne dépasse pas un mètre de hauteur. Nous avançons un peu, d'une 10aine de mètre, peut être moins, mais me voilà envahies de sensations étranges. La tête me tourne, je me sens lourde, la sensation d'une grosse fatigue comme si je n'avais pas dormis depuis trois jours.
L. pose les coussins au sol, le long d'un grillage qui sépare la pelouse d'un passage pour les promeneurs. Ils me disent de m'allonger, que ça ira mieux disent ils.
Je m'allonge, mais les sensations deviennent de plus en plus violente, je peine a tenter en vain de garder les yeux ouverts, j'ai l'impression que toute ma chair vient de se transformer en pierre et que je vais m'enfoncer dans le sol sous le poids.
C. s'assoit à coté de mes pieds, adossé au grillage, G. et L. s'approchent de moi, et ils commencent à me toucher. Les jambes, ils remontent, redescendent, je ne comprends pas ce qu'il se passe, je n'arrive pas à parler.

Leurs mains s'attardent sur moi, puis ils commencent à me déshabiller, à me toucher intimement, sans que je ne puisse réagir. Le silence de cette nuit d'été dans ce parc désert est pesant, et seuls leurs rires et leurs voix résonnent entre les arbres.
Un homme passe, j'aimerai pouvoir l'interpeler, mais impossible de réussir à sortir un son de ma bouche. J'entrevois sa silhouette, il est proche, il passe à une 20aine de cm de moi, tout s'immobilise, C. L. et G. s'immobilisent, le temps lui même semble s'immobiliser à cet instant, tout, sauf cet homme, caché sous sa casquette, qui pose le regard sur moi, le détourne, et accélère le bas avant de disparaitre de mon champ de vision.

Et leurs mains recommencent à me toucher, à me salir, ils essaient de me faire dire que je suis consentante, mais n'y parviennent pas, ils me prennent la main et me demande de serrer pour dire oui ou non, comme si j'étais une accidentée de la route entre la vie et la mort, ils me parlent d'oiseaux, mais aucun son ne sort.
G. fini par dire à L. que je ne semble pas être "bien", que je semble groggy, que je ne suis pas dans mon état normal, et qu'il doit arrêter de me toucher. Mais L. ne veux pas l'entendre, lui rétorque que je vais bien, G. insiste, puis fini par céder, et s'assoit 1mètre plus loin, à nos cotés. C. se retrouve assis à côté de G., ils fument, L. me touchent encore, puis leur demande de s'éloigner, que ça "le dérange" de les savoir à coté.

C. et L. se lève, s'éloigne de quelque mètres puis L. sort un préservatif, le met, et me viol. Mon visage est tourné vers eux, je tente vainement de repousser L. mais je n'ai plus de force, le diable me l'a ôtée sans raisons apparentes. Je vois les visage de C. et G., ils rigolent...
Je ne sais pas combien de temps celà va durer, mais au bout d'un moment, L. se redresse, se retire, enlève le préservatif et le tend en direction de C. et G.

"Tenez si vous voulez y aller"

C. et G. refusent. Puis ils se rapprochent de moi, ils me rhabillent, G. s'assoit a coté de moi, m'aide à me redresser, il me prend dans ses bras, et je commence à pleurer G..

"Je crois qu'on a fait une connerie" dit G.

La suite, je ne m'en souviens plus, je me souviens seulement m'être retrouvée le lendemain dans mon lit, habillée comme la veille, m'être levé, mal, comme après une soirée trop arrosée ou quelque chose dans le genre. Je me souviens être allée aux toilettes, avoir vu mes souvêtements a l'envers sur moi, et avoir réalisé que je n'avais pas fait un simple cauchemar...

Tout ensuite s'enchaine, mon fiancé me quitte, ma mère apprend ce qu'il m'est arrivé, puis petit à petit, mes amis se retournent contre moi, des coups de téléphones anonymes d'insultes, de menaces de mort (qui dureront + de 2ans et demi), la solitude, la peur, la dépression, la phobie scolaire, la peur de la foule, j'étais salie, rejetée, morte vivante. Je faisais couler mon sang comme pour retenir mes larmes, j'étais agressive, plus rien ne m'interressait, l'avenir n'avait plus d'importance pour moi.
Je commençais le rap, je me noyais dans l'alcool, dans le shit, alors que je n'avais jamais fumer de ma vie autre chose que mes cigarettes. Une descente aux enfers aussi violente que phénoménale, dont ma mère fut le témoin direct.

Je n'allais plus en cours, ayant "démissionné" de mon premier lycée, ayant été expulsée du second, nourrissant la haine, la rancoeur, et la peine du constat de ma vie.

Ma mère a porté plainte un an après les faits, lorsqu'elle me senti assez "forte" pour subir tout ce qu'entraîne un dépot de plainte pour viol.
Convocations au comissariat, confrontations de la victime et des accusés (ils reconnaissèrent les fait lors de la première confrontation juste après leur arrestation, ils nièrent tout en bloque lors de la seconde), expertises psychiatriques, examens gynécologiques, interrogatoires, pressions extérieures, et j'en passe.

J'ai 19ans aujourd'hui. G. qui était majeur au moment des fait, à été reconnu coupable et condamné à 3ans de prison avec sursit simple. L. et C. qui étaient mineurs au moment des faits ont été relaxés:



Pendant le procès à été dit:


L. "J'ai entendu G. me dire d'arrêter mais je n'ai pas voulu l'écouter j'ai eu une pulsion"
C. L. et G.: "De toutes façons, Morgane n'a jamais été mon genre de fille, et elle ne m'attirait pas"
L.: "Elle n'a pas dit "oui", c'est vrai, mais elle n'a pas dit "Non" non plus"



Motivation du juge pour la relax: "Les faits sont reconnus, tout s'est passé ainsi, mais L. et C. n'était pas conscient qu'un viol était en train d'être commis."

Appel à été fait sur les deux procès, j'attends donc, patiemment, espérant voir mes agresseurs, ceux qui ont brisés ma vie, qui m'ont salie, qui m'ont détruite quand j'avais 15ans, être reconnus coupable, et payer leur crime comme il se doit...




En attendant, j'enchaine les petits boulots minables, j'essai depuis peu de me forcer à sortir et a me battre contre mes phobies pour pouvoir m'en sortir, je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir, mais je commence à relever la tête et plus jamais mes yeux se reposeront sur le sol...
_________________
Présidente de l'association Tuons Le Viol


MSN
Author Message
moimeme
Invité(e)
Invité(e)


Offline

Joined: 28 Jan 2009
Posts: 2
Localisation: alsace
Féminin Lion (24juil-23aoû) 猴 Singe

PostPosted: Wed 28 Jan - 18:25    Post subject: Mon témoignage Reply with quote
je te souhaite bon courage moi cela fait deux ans que j'ai été violée par un noir c'est bizard je ne suis pas rasciste mais j'ai peur des des noirs maintenant j'apporterais mon temoignage apre mais bravo pour le tien
helene
_________________
Je suis helene, je me presenterais petit à petit ensuite, je changerais ma signature.


Visit poster’s website MSN
Post new topic   Reply to topic    Tuons Le Viol Forum Index » Vos Témoignages

Page 1 of 1
All times are GMT + 2 Hours

Display posts from previous:

  

Jump to:  

Index | Administration Panel | Create a forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2009 phpBB Group
Mobtown by Scott Stubblefield & Mobtown Tees